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There are flowers that await spring, and there is the camellia, which opens when the gardens are still bare. Our Camellia Painting collection brings together canvases where ivory, pale pink and deep burgundy rest on a dark, glossy foliage, sometimes highlighted with a gold trim. Half-open buds, sinuous branches, almond-marbled backgrounds: each canvas preserves the flower at its exact point of perfection. A lasting softness, to hang where the eye rests.
Camellias with Stripes Red and White with Three Buttons - Reflection of Beige Crosses - Camelia Edition233,90 €
Pink and Green Camellias on Vaporous Branches Painting - Light Floral Cluster - Camelia Edition233,90 €
Red Camellias and Green Leaves Painting - Romantic Bloom - Camélia Edition233,90 €
Golden and Black Camellias Painting with Finely Engraved Veins - Cluster of Buds - Camélia Edition233,90 €
Camellias Red and White on Emerald Green Background - Vibrant Bloom - Camélia Edition233,90 €
Camellia Painting Ivory and Navy Blue in a Golden Garland - Small White Satellite Flowers - Camélia Edition233,90 €
Violet and Indigo Camellias with Silver Leaves Painting - Starry Night Bouquet - Camelia Edition233,90 €
Camellia White and Pink Blossoms on a Branch - Bouquet of Memories - Camelia Edition233,90 €
Camellia Painting Ivory and Green with Powdered Gold Edges - Sparkling Intertwined Branches - Camélia Edition233,90 €
Pink Camellias on Sage Green Branch - Spring Mist - Camelia Edition233,90 €
Coral Camellias with Golden Stems - Delicate Bloom - Camelia Edition233,90 €
Camellia Painting Ivory and Grey in a Floral Garland - Button Row - Camelia Edition233,90 €
Pink and White Camellia Painting with Dark Green Foliage - Generous Bloom - Camelia Edition233,90 €
Camellia White and Coral Flowers on Ivory Background - Delicate Botanical - Camélia Edition233,90 €
Camellia Painting Fuchsia and Greens with Tight Buds - Vibrant Paint Touches - Camelia Edition233,90 €
Crimson Camellias with Black Foliage - Spring Awakening - Camelia Edition232,90 €
Floral Branch Red and Ivory Artwork - Spring Breath - Camélia Edition232,90 €
Painting of a flowering branch in red and ivory on old paper - Scattered berries and buds - Camélia Edition232,90 €
Red and Black Camellias Painting Near a Window - Red Bud in the Background - Camelia Edition232,90 €
Camellia Red and Gold on Thorny Branch - Knotted Thorny Stem - Camelia Edition232,90 €
Camellia Painting Ivory and Midnight Blue Near a Twig - Golden Stamens Raised - Camelia Edition232,90 €
Camellia Painting Red Bordeaux and Ivory Blossoms - Silent Bloom - Camelia Edition232,90 €
Painting Sleeping Face Surrounded by Pink Camellias - Flowered Sleep - Camélia Edition232,90 €
Painting Sleeping Face Surrounded by Pink Roses - Fleeting Dream - Camélia Edition232,90 €
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La collection Tableau Camélia rassemble des toiles consacrées à une seule fleur, et à une fleur qui a la particularité de s'ouvrir en plein hiver. On y retrouve toujours les mêmes accords : ivoire, rose pâle, bordeaux profond, posés sur un feuillage vert sombre et luisant qui semble avoir été verni. Les fleurs y sont saisies sur la branche, groupées, mêlées de boutons encore clos, jamais coupées ni disposées dans un vase. C'est cette manière de montrer la plante vivante qui donne à l'ensemble son unité.
L'unité vient aussi de la lumière. Aucune de ces toiles ne cherche l'éclat d'un été : la clarté y est basse, égale, un peu froide, et les ombres sous les feuilles restent longues et douces. Les fonds ne sont jamais blancs : verts amande marbrés, crèmes patinées, parfois un mince liseré doré au bord d'un pétale. Rien n'y brille vraiment sauf le feuillage, et cette brillance est celle d'une surface cirée, non d'un rayon de soleil.
Sur un mur, ces tableaux se comportent d'une façon très reconnaissable. Le vert presque noir du feuillage fait office de cadre naturel et empêche les fleurs claires de se dissoudre dans une cloison blanche ; les corolles, larges et régulières, retiennent le regard sans l'agiter. On les accroche volontiers dans une entrée, une chambre ou une pièce que l'on veut apaisée, là où une fleur bruyante serait de trop.
D'une toile à l'autre, ce qui change tient à peu de chose : le nombre de corolles ouvertes, la place du rameau dans le cadre, la profondeur du fond. Certaines ne montrent qu'une fleur et deux feuilles, vues de très près ; d'autres laissent la branche traverser toute la hauteur, avec de larges vides autour. On peut donc en accrocher plusieurs côte à côte sans jamais avoir l'impression d'une répétition : le motif reste le même, le cadrage jamais.
Sur plusieurs Tableaux Camélia, une même branche porte des fleurs blanches et des fleurs bordeaux, et parfois, entre les deux, une corolle blanche griffée de rouge. Regardez la strie : elle ne borde pas le pétale, elle part du cœur et remonte, jamais pareille d'une fleur à l'autre. Ce n'est pas une fantaisie du peintre. Le camélia se panache tout seul, un rameau muté suffisant à fonder une variété, et les pépiniéristes du pays nantais ont bâti un commerce sur ces caprices. Les toiles gardent l'accident : deux couleurs sur un seul rameau, sans qu'aucune ne l'emporte.
Aucun rose n'est franc dans les Tableaux Camélia : il pâlit vers le centre, se dilue en crème sur le bord des pétales, ou se charge de carmin au fond d'un pli. Nulle part une teinte ne s'arrête net, il n'y a pas de trait entre deux tons, seulement un passage. Cette gamme vient des variétés tirées du Camellia japonica, dont les obtenteurs européens ont cherché un siècle durant le rose parfaitement dégradé. Sur la toile, l'effet se voit tout de suite : la corolle paraît éclairée du dedans, et ce dégradé continu tient lieu de couleur.
Les liserés dorés qui cernent certains pétales, jamais tous et jamais tout le tour, et les fonds marbrés vert amande ne doivent rien à la botanique : aucun camélia ne borde ses pétales d'or. Ils viennent du décor. La fleur a d'abord voyagé sur les panneaux de laque et les paravents venus d'Extrême-Orient, où elle se détachait déjà sur un fond uni rehaussé d'or. Les Tableaux Camélia reprennent la convention : ce n'est pas une planche d'herbier, c'est un ornement, et le trait doré l'annonce dès le premier coup d'œil.
Cette filiation a une conséquence très concrète sur un mur. Un fond marbré, contrairement à un fond blanc, ne creuse pas la toile : il la referme, la rend dense, et fait avancer les corolles claires vers vous. Le vert amande, plus tendre que le feuillage, sert de palier entre les fleurs et le mur. C'est pourquoi ces tableaux tiennent aussi bien au-dessus d'une console étroite que dans un couloir sombre, là où une composition sur fond clair paraîtrait flotter sans attache.
Le premier élément que l'œil enregistre dans les Tableaux Camélia n'est pas une fleur, c'est un vert : profond, presque noir dans les creux, avec des éclats de lumière posés à la surface des feuilles comme sur du cuir ciré. Regardez le bord d'une feuille, il est net, un peu denté, et la nervure centrale y creuse un pli. Rien de tendre ni de translucide, rien d'un feuillage de printemps. Ce feuillage épais et vernissé appartient à un arbuste qui reste vert toute l'année, et la toile le traite comme un cuir.
Ce vert n'est pas un remplissage : il fait tout le travail. Parce qu'il est sombre et mat par endroits, brillant ailleurs, il donne aux blancs et aux rosés une valeur qu'ils n'auraient jamais sur un fond clair. C'est aussi ce qui permet à ces toiles de tenir sur un mur pâle sans s'y dissoudre, ce qui arrive souvent aux motifs floraux. Accrochées face à une fenêtre, elles suivent la lumière du jour : le feuillage s'assombrit le matin et s'éclaire au couchant.
On ne trouve dans les Tableaux Camélia ni vase, ni gerbe, ni bouquet noué : toujours un rameau, souvent sinueux, qui monte en diagonale et sort du cadre. La raison tient à la fleur elle-même. Coupée, elle ne tient pas : la tige est courte, ligneuse, et la corolle se fane en quelques heures. Au Japon, on ne met pas le camélia dans l'eau, on pose la fleur seule sur une coupe, ou l'on garde la branche entière. Peindre la branche vivante est la seule façon honnête de représenter cette plante.
Cette contrainte botanique produit une composition très reconnaissable : une ligne montante, un déséquilibre assumé, des vides larges là où la branche ne va pas. L'œil suit le rameau au lieu de tourner autour d'un centre, comme il le ferait devant un bouquet. Sur un mur, cela change la façon dont on les installe : ces tableaux supportent les formats étroits en hauteur, ceux qui découragent la plupart des sujets floraux, et ils se passent volontiers d'un centrage parfait.
Regardez un rameau dans les Tableaux Camélia : il porte presque toujours trois états à la fois, des boutons ronds et durs encore serrés dans leurs écailles, des fleurs à demi ouvertes, et des corolles pleinement épanouies. C'est exactement ce que fait la plante. Le camélia n'ouvre pas ses fleurs d'un coup : les boutons se forment dès l'été précédent et s'ouvrent l'un après l'autre pendant des semaines, parfois des mois. Le rameau raconte donc une durée, pas un instant.
Les fleurs ouvertes, elles, ont une régularité troublante : les pétales se recouvrent en spirale, rangés comme des tuiles, jusqu'à former une rosace presque géométrique. Ce n'est pas une invention du peintre mais le résultat de deux siècles de sélection, les horticulteurs ayant recherché la fleur dite double, à étamines cachées et à contour parfaitement circulaire. Pour qui accroche ces toiles, la conséquence est simple : le motif est floral, mais l'ordre est celui d'une figure construite, ce qui explique qu'il ne fasse jamais désordre au mur.
La lumière des Tableaux Camélia n'est jamais celle d'un été : pas de jaune franc, pas d'ombre courte, pas de ce vert tendre des feuillages neufs. C'est une clarté basse et égale, presque froide, qui laisse les blancs très blancs et les bordeaux très sourds. Elle correspond à la saison réelle de la plante. Le camélia fleurit de décembre à avril, quand les massifs sont nus et que la lumière rase les murs. Ces toiles portent un hiver, et c'est ce qui les distingue de toutes les autres floraisons peintes.
Cela se remarque tout de suite dans une pièce. Un tableau de pivoines ou de tournesols réchauffe, appelle le doré, appuie sur l'idée de plein soleil. Ici, rien de tel : les fleurs sont abondantes mais la température de l'image reste basse, ce qui permet de mettre du végétal généreux dans une pièce déjà claire sans l'alourdir. C'est aussi pourquoi ces tableaux se marient bien avec les gris, les blancs cassés et les boiseries sombres, plutôt qu'avec les ocres et les terres cuites.
Aucune fleur froissée, aucun pétale bruni, aucun bord recroquevillé : dans les Tableaux Camélia, les corolles sont saisies à leur point exact d'ouverture. Là encore, la peinture suit la plante. Le camélia ne se défait pas pétale à pétale comme une rose ; la fleur tombe entière, d'un seul bloc, encore parfaite, au pied de l'arbuste. Il n'existe donc pratiquement pas d'état intermédiaire à représenter : soit elle est intacte, soit elle est à terre. C'est une fleur sans déclin visible, et cela change tout ce qu'on peut en peindre.
Cela se voit au détail : sous les corolles ouvertes, aucun sol jonché, aucun pétale tombé, alors que c'est exactement ainsi que la plante finit. Le peintre arrête la scène avant. On regarde donc une fleur tenue à son sommet, pleine, ordonnée, sans une pointe brunie. Au Japon, cette chute d'un seul bloc évoquait une fin brutale ; en Europe, on n'a retenu que la perfection. Sur un mur, il reste de tout cela une impression d'arrêt du temps, très éloignée de la mélancolie des bouquets fanés.
Devant les Tableaux Camélia, deux regards se séparent. Ce qui est peint là, un rameau ligneux, des feuilles dures, une corolle large posée bien en vue, vaut pour beaucoup comme un souvenir domestique : le camélia fait des haies entières sur la façade atlantique, en Bretagne, dans le pays nantais, au Pays basque, en Galice, jusqu'au nord du Portugal. Ceux-là reconnaissent l'arbuste du jardin de leurs grands-parents. Pour les autres, la fleur reste sans nom : une forme, très régulière, et rien de plus.
Cette double lecture est utile quand on choisit où accrocher ces toiles. Offertes à quelqu'un du littoral atlantique, elles touchent une corde très personnelle, celle d'un jardin d'enfance qui fleurissait en février. Posées chez quelqu'un qui ne connaît pas la plante, elles fonctionnent d'abord comme une figure : une rosace claire sur un vert profond. Dans les deux cas, l'effet tient au même équilibre entre l'abondance des fleurs et la retenue de la palette, et c'est ce qui fait tenir la collection ensemble.
Presque. Le camélia peint sur ces toiles est le Camellia japonica, et la plante dont on tire le thé est le Camellia sinensis : deux espèces du même genre, avec le même feuillage coriace, épais et luisant. C'est pourquoi ce vert sombre revient partout dans la collection, indifférent à la saison. La différence tient à la fleur : petite et blanche chez le théier, large et pleine chez le camélia de jardin, celle que l'on voit ici.
Trois choses visibles. D'abord un feuillage persistant, épais et sombre, là où roses et pivoines offrent des feuilles claires et découpées : la collection est donc plus contrastée. Ensuite une corolle ordonnée, aux pétales rangés en spirale, quand la pivoine s'ébouriffe et que la rose s'ouvre en désordre. Enfin l'absence de parfum et de fanaison progressive, qui donne à ces images une netteté un peu irréelle. On obtient de la générosité florale sans aucune mollesse.
Oui, et c'est ancien. Dans le langage des fleurs du dix-neuvième siècle, le camélia blanc exprimait une admiration qui ne se déclare pas, une constance discrète, d'où sa fortune dans le roman et à l'Opéra. Le bordeaux, lui, disait l'ardeur. Une branche qui porte les deux, comme on en voit ici, réunit donc les deux messages sur le même rameau. C'est une nuance que peu de fleurs permettent, et elle explique qu'on choisisse souvent ces tableaux pour un cadeau.