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Roy Lichtenstein au Whitney : « Like New » jusqu'au 10 mai
Le Whitney Museum de New York présente jusqu'au 10 mai « Like New », rétrospective de Roy Lichtenstein (1923–1997) conçue par Meg Onli et l'artiste Alex Da Corte. Elle montre l'artiste pop en maître de l'appropriation d'images ; ARTnews la juge élégante mais inégale.
Par la rédaction Walensky · 3 min de lecture

- 1963année d'Image Duplicator
- 3rétrospectives de Lichtenstein aux États-Unis en 35 ans
- 165 M$le record de Lichtenstein, pour Masterpiece (1962)
Le Whitney Museum de New York présente la rétrospective Like New, consacrée à Roy Lichtenstein, jusqu'au 10 mai. Les commissaires sont Meg Onli, curatrice du musée, et l'artiste Alex Da Corte. Selon ARTnews, c'est la troisième rétrospective de l'artiste aux États-Unis en 35 ans, et elle ne bouleverse pas la compréhension de son œuvre.
La thèse de l'exposition, d'après ARTnews, est que Lichtenstein a prévu notre époque obsédée par les images et l'a nourrie volontairement. L'art de Lichtenstein, copié partout, des affiches aux coussins en passant par la haute couture, serait donc la preuve de cette réussite. Le parcours insiste sur le vol esthétique plus que sur la gaieté des couleurs ; Meg Onli parle de conceptual detachment, un détachement conceptuel, dans son essai de catalogue.
Chez WalenskyComposition n°10Inspiré par Piet Mondrianà partir de 273,90 €
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Le parcours s'ouvre sur un remake gigantesque d'une peinture murale de 1983 qui reprend les motifs de l'artiste, coups de pinceau et points Ben-Day (la trame de points empruntée à l'imprimerie). Il mène à Image Duplicator (1963) : deux yeux exorbités et une bulle de texte, inspirés de cases de bandes dessinées sans les reprendre fidèlement. On voit aussi Modern Painting Triptych (1967) et Golf Ball (1961), clin d'œil à Piet Mondrian.
Les Rouen Cathedral, sommet du parcours
Chez WalenskyLa Cathédrale de RouenInspiré par Claude Monetà partir de 273,90 €
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Selon ARTnews, l'apogée de l'exposition se situe autour des œuvres Rouen Cathedral, où Lichtenstein refait avec des points Ben-Day les séries de Claude Monet. Une version montre la cathédrale sous une trame de points noirs sur fond bleu profond. La suite, notamment une salle de peintures Mirror des années 1970 et les ateliers d'artistes, est jugée moins forte ; le critique conseille de survoler le dernier tiers.
L'exposition réunit aussi des œuvres d'autres artistes qui s'approprient Lichtenstein : Richard Pettibone, Sturtevant et Louise Lawler. Une salle reconstitue sa première exposition à la Leo Castelli Gallery (1962), jusqu'au parquet. Les abstractions des années 1950 sont en grande partie écartées. Le Whitney possède de nombreuses œuvres de l'artiste, ainsi que son atelier.
Copier, une querelle ancienne
Chez WalenskyLa MusiqueInspiré par Henri Matisseà partir de 273,90 €
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Lichtenstein a copié des tableaux de Matisse, des bandes dessinées sentimentales et des publicités. Pour Portrait of Madame Cézanne (1963), il a repris un diagramme d'Erle Loran analysant un tableau de Cézanne ; Loran l'a attaqué en septembre 1963 dans deux articles. Dans Artforum, Loran écrivait qu'une copie, même agrandie à la taille d'un panneau publicitaire, reste une copie.
Sur le marché, le record de Lichtenstein est de 165 millions de dollars pour Masterpiece (1962), vendu en privé en 2017. Aux enchères, Nurse (1964) a atteint 95,4 millions de dollars chez Christie's en novembre 2015, et Anxious Girl (1964) 46,06 millions le 18 mai 2026, troisième prix de l'artiste.
Notre regard
Voir Lichtenstein copier Monet ou Cézanne rappelle qu'une image en nourrit toujours d'autres. Chez soi, un tableau gagne à être regardé pour ce qu'il emprunte autant que pour ce qu'il invente.
Source : ARTnews.






