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AKAA 2026 : les femmes artistes à l'honneur au Carreau du Temple
La 11e édition d'AKAA, foire d'art contemporain d'Afrique et de sa diaspora, s'est tenue au Carreau du Temple, à Paris, jusqu'au dimanche 25 octobre 2026. Elle rend hommage à la photographie, dont on fête le bicentenaire, et Franceinfo y met en avant cinq artistes femmes.
Par la rédaction Walensky · 3 min de lecture

- 11e édition de la foire AKAA à Paris
- 5artistes femmes mises en avant par Franceinfo
- 10œuvres exposées des cinq finalistes du Prix ellipse
La 11e édition d'AKAA s'est tenue au Carreau du Temple, à Paris, jusqu'au dimanche 25 octobre 2026. Cette foire annuelle d'art contemporain présente des artistes venus d'Afrique ou issus de sa diaspora.
Chez WalenskyParisTableau Walenskyà partir de 273,90 €
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Cette année, les femmes artistes sont aussi bien représentées que les hommes. Franceinfo en retient cinq, dont les démarches sont très différentes. L'édition 2026 rend aussi hommage à la photographie, dont on fête le bicentenaire.
Chez WalenskyLa Jeune Fille à la perleInspiré par Johannes Vermeerà partir de 273,90 €
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L'affiche de cette édition est issue du travail de la photographe Angèle Etoundi Essamba, artiste camerounaise qui vit à Amsterdam. Il s'agit d'un cliché de la série Girl with the Amber Eearing (selon l'orthographe de l'article), inspiré de la Jeune Fille à la perle de Johannes Vermeer.
Dans ce cliché, la jeune fille est noire. Sa tête est couverte d'un turban de velours bleu et jaune, et elle porte une boucle d'oreille en ambre : turban et boucle d'oreille reprennent les couleurs du portrait de Vermeer. Selon Franceinfo, l'artiste donne ainsi une présence nouvelle à cette icône.
Peinture, broderie et tissus découpés
Jomad est née à Fort-de-France, en Martinique, et réalise des compositions figuratives. Sur ses réseaux sociaux, elle explique que ses peintures donnent une forme visible à ce qu'elle a vécu. Pour elle, le figuratif relève du jardin des souvenirs, lieu d'une réflexion sur ce qui nous constitue. Selon Franceinfo, le corps humain et la nature luxuriante s'y rejoignent dans un même espace.
Chez WalenskyTrois Femmes AfricainesTableau Walenskyà partir de 273,90 €
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Rachel Malaika, née en République démocratique du Congo, se définit comme photographe et activiste, et travaille de façon pluridisciplinaire. Elle retravaille des clichés de l'époque coloniale avec des broderies et des motifs tuftés, une technique utilisée pour les tapis. Selon le site de sa galerie, ses autoportraits montrent des femmes dans des postures de pouvoir que l'histoire a surtout attribuées aux hommes.
Turiya Magadlela, artiste sud-africaine, crée à partir de morceaux de tissu et de collants découpés. Représentée par la Galleria Anna Maria, elle explore, selon cette galerie, l'enfermement et la contrainte, et l'idée que les corps sont forcés de s'adapter à des moules prédéfinis. Ses tissus déformés symbolisent les pressions physiques et psychologiques subies par les individus et la société.
Une seule femme parmi les cinq finalistes du Prix ellipse
Le Prix ellipse explore chaque année, depuis 2021, une nouvelle scène artistique du continent africain. Cette année, pour son cinquième anniversaire, il se met à l'heure du bicentenaire de la photographie. Sous le nom d'AKAA Photo, la foire présente les cinq photographes finalistes et leurs dix œuvres.
Parmi ces finalistes, une seule femme : l'Ivoirienne Keren Lasme, artiste et chercheuse. Finaliste du prix en 2022 pour une série consacrée aux jeunes Ivoiriennes albinos, elle expose cette année deux portraits issus de cette série. Elle dit vouloir « se rapproprier l'héritage intellectuel de l'Afrique ».
Notre regard
Du portrait inspiré de Vermeer aux collants découpés, ces artistes montrent qu'une image peut reprendre des références anciennes pour les déplacer. Chez soi, un tableau ou une photographie peut aussi porter une histoire plus large que ce que l'on voit au premier regard.
Source : Franceinfo.






