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Creemos que la margarita es modesta, y ahí está posada sobre el antracita, el magenta profundo, los manteles abstractos que la hacen brillar como una perla en su joyero. La colección Cuadro Margarita reúne telas donde la flor blanca se tiñe de rosa, turquesa o negro, donde el corazón azafrán enciende un punto caliente en medio del frío, donde los botones verdes aún cerrados esperan su turno. Una familia de imágenes luminosas y francas, para quien ama las flores simples tratadas con una audacia de colorista.
Tableau Marguerites blanches aux cœurs ocre - Douceur champêtre - Edition Marguerite213,90 €
Tableau Marguerite blanche et ocre au cœur en forme de cœur - Demi-cercle solaire - Edition Marguerite213,90 €
Tableau Marguerites blanches et brunes aux longues tiges arquées - Feuilles ocre et olive - Edition Marguerite213,90 €
Tableau Marguerites blanches et ocre aux formes vectorielles - Silhouettes végétales sombres - Edition Marguerite213,90 €
Tableau Marguerites blanches et orange en tapis serré - Foisonnement floral dense - Edition Marguerite213,90 €
Tableau Marguerites blanches et jaunes aux cœurs safranés serrés - Pétales entrelacés - Edition Marguerite213,90 €
Tableau Marguerites blanches et orange aux gouttes de rosée - Pétales gorgés d'eau - Edition Marguerite213,90 €
Tableau Marguerites blanches aux cœurs dorés sur fond bleu - Brise champêtre - Edition Marguerite213,90 €
Tableau Marguerites blanches et turquoise aux pétales éclaboussés d'or - Fond craquelé lézardé - Edition Marguerite213,90 €
Tableau Marguerites blanches et fond craquelé turquoise avec brindilles dorées - Bouton floral fermé - Edition Marguerite213,90 €
Tableau Marguerites blanches aux cœurs orangés - Bouquet du matin - Edition Marguerite213,90 €
Tableau Marguerites blanches aux cœurs dorés - Réveil printanier - Edition Marguerite213,90 €
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Cette collection rassemble des tableaux Marguerite qui ont tous en commun d'avoir quitté la prairie. Pas de champ vert, pas de ciel d'été : les fleurs se posent sur des fonds anthracite, magenta intense ou franchement abstraits, et c'est de cet écart que vient leur éclat. Le blanc y domine toujours, mais un blanc qui se laisse teinter de rose, de turquoise, parfois cerné de noir, avec au centre un cœur safran qui concentre la lumière. Toute la collection Tableau Marguerite tient en une phrase : la fleur la plus simple qui soit, traitée en coloriste.
Ce qui fait l'unité de l'ensemble tient à trois éléments qu'on retrouve d'une toile à l'autre. D'abord la forme, toujours reconnaissable : un disque, une couronne de pétales, une tige élancée. Ensuite le rythme, donné par les boutons encore fermés, ces ponctuations vertes qui répondent aux fleurs ouvertes. Enfin la lumière, qui vient de la fleur elle-même et non du fond, puisque tous les fonds sont sombres ou saturés. Les toiles se ressemblent assez pour former une famille, et diffèrent assez pour qu'on n'accroche jamais deux fois la même image.
Dans un intérieur, ces tableaux jouent un rôle particulier. Ils apportent la fraîcheur d'une fleur de printemps sans la mièvrerie du bouquet, et la franchise d'un aplat coloré sans l'aridité de l'abstrait. Leurs verticales fines conviennent aux murs étroits, leurs fonds profonds tiennent tête aux pièces peu éclairées, et le point safran du cœur suffit à réchauffer une palette froide. On les accroche aussi bien dans une chambre que dans une entrée, une cuisine ou un bureau, partout où l'on veut de la couleur nette et un sujet immédiatement lisible.
La collection s'adresse à qui aime les fleurs sans vouloir de scène champêtre : amateurs de couleur franche, personnes qui trouvent les grands bouquets peints trop chargés, gens attachés à la marguerite pour ce qu'elle garde d'enfance, de jeu et de simplicité. Si vous êtes venu chercher un pré fleuri sous le soleil de juin, ce n'est pas ici ; si vous cherchez la même fleur, éclatante, agrandie et repeinte de couleurs qu'aucun pré ne produit, vous êtes exactement au bon endroit.
La première chose qui frappe devant ces tableaux Marguerite, c'est l'absence totale de prairie : la fleur blanche se détache d'un fond anthracite, presque noir, comme un bijou posé sur une étoffe sombre. Le rapprochement n'a rien d'arbitraire. Le nom même de la fleur vient du latin margarita, la perle, hérité du grec et venu de plus loin encore vers l'Orient ; nos aïeux voyaient dans ce disque nacré une gemme tombée dans l'herbe. Les joailliers présentent depuis toujours leurs perles sur un velours foncé, parce que seule l'obscurité révèle la nacre.
Sur un mur, ce parti pris se voit immédiatement. Un fond clair disperse la lumière et noie les blancs ; un fond profond agit comme une chambre noire et concentre le regard sur les corolles. Accrochées dans une pièce éclairée le soir, ces compositions ne s'éteignent pas, elles gagnent en intensité quand la lampe s'allume, là où bien des toiles florales s'affadissent. C'est ce qui leur permet de tenir un mur foncé, un couloir sans fenêtre ou un fond de bibliothèque, endroits où une aquarelle champêtre disparaîtrait aussitôt.
Regardez les blancs de près : dans les tableaux Marguerite, aucun n'est identique. L'un tire vers le rose là où le fond est magenta, un autre se glace de turquoise, un troisième prend le gris de cendre du voisinage anthracite. La botanique explique cette souplesse mieux que la peinture. Le blanc d'un pétale de marguerite ne vient d'aucun pigment : il naît de minuscules poches d'air prises entre les cellules, qui renvoient toute la lumière reçue sans en retenir la moindre couleur. Autrement dit, une marguerite n'a pas de teinte propre, elle porte celle qui l'entoure.
Ce détail change la manière dont ces toiles vivent chez vous. Une fleur sans pigment devient un miroir : les corolles se teintent du rideau, du parquet, de la lumière du matin, puis d'autre chose au crépuscule. Une toile accrochée face à une fenêtre tournée au couchant ne présentera pas les mêmes blancs à midi et à sept heures du soir. Cette instabilité, loin d'être un défaut, donne à la collection une respiration que les sujets très colorés ne connaissent pas : le motif reste, la teinte bouge.
Un détail devrait alerter l'œil averti devant ces tableaux Marguerite : les fleurs y sont grandes ouvertes alors que la nuit occupe tout le fond. Dans un pré, cela n'arrive jamais. La marguerite et sa petite cousine des pelouses se referment au crépuscule, ramènent leurs pétales en cône et ne rouvrent qu'au matin ; ce va-et-vient quotidien lui a valu son vieux surnom d'œil du jour. Peindre la fleur épanouie sur une nuit d'encre revient donc à figer un instant que la nature refuse, un plein midi conservé dans l'obscurité.
L'effet, une fois la toile accrochée, est très concret : on obtient une image de plein soleil qui ne dépend plus de l'heure. Dans une chambre, un couloir en retrait, une pièce tournée au nord, ces tableaux introduisent une clarté que la fenêtre ne fournit pas. Ils se distinguent en cela des grandes vues de champs fleuris, qui rendent surtout le moment où elles ont été saisies. Ici, la fleur reste ouverte toute l'année, indifférente à la saison, au ciel du jour et à la tombée de la nuit.
Approchez-vous du centre : ce que les tableaux Marguerite donnent à voir comme un cœur safran n'est pas un cœur, et la fleur n'est pas une fleur. Ce disque bombé rassemble des dizaines, parfois des centaines de fleurons tubulés, chacun complet avec ses étamines ; la couronne blanche qui l'entoure est faite d'autres fleurs encore, aplaties en lames. Ce qu'on prend pour une marguerite forme en réalité une assemblée serrée d'une centaine de fleurs, réunies en un seul disque pour se faire remarquer de loin par les insectes.
Cette structure explique le grain si particulier de la collection. Le safran du centre n'est jamais un aplat lisse : il grouille, il pique, il accroche la lumière autrement que les pétales mats. Sur un mur, il devient un point chaud minuscule mais irrésistible, un foyer orangé au milieu de fonds froids ou saturés. C'est lui qui donne envie de s'approcher, et c'est lui aussi qui permet à ces toiles de répondre à un cuivre, à un bois miel ou à un tissu ocre sans qu'on ait rien calculé.
Le motif revient d'une toile à l'autre dans les tableaux Marguerite : à côté des fleurs épanouies, des boutons ronds et verts, encore fermés, parfois plus nombreux que les corolles ouvertes. Ce qu'on voit alors n'est pas un pétale replié mais l'involucre, cette couronne de petites feuilles vertes qui emballe la fleur jusqu'au jour de l'ouverture. Les peintres de fleurs ont compris très tôt l'usage du bouton : il introduit la durée dans une image immobile. Une corolle ouverte dit l'instant, un bouton clos annonce ce qui va venir.
Pour l'œil, ces boutons jouent un second rôle, purement rythmique. Leur vert franc et leur forme pleine coupent la répétition des couronnes blanches, empêchent la composition de tourner au semis régulier et posent des respirations sombres entre les fleurs. C'est pourquoi ces toiles supportent d'être regardées longtemps sans lasser : elles offrent deux vitesses de lecture, l'éclat des fleurs ouvertes d'abord, puis le décompte des boutons qu'on n'avait pas remarqués. Dans une pièce où l'on s'attarde, coin de lecture ou salon, ce détail compte plus qu'on ne croit.
Les tiges, dans les tableaux Marguerite, occupent autant de place que les fleurs : longues, lisses, à peine plus larges qu'un trait de pinceau, elles montent sans un accident jusqu'à la corolle, accompagnées d'herbes fines qui penchent. Cette nudité n'est pas une invention de peintre. La marguerite pousse ses hampes presque sans feuilles, l'essentiel de son feuillage restant tassé en rosette au ras du sol ; ce qui monte est donc une ligne pure, sans branche ni ramification. Bien peu de fleurs offrent un tracé aussi net.
D'où une conséquence très pratique au moment d'accrocher. Ces verticales fines appellent les formats hauts et les emplacements étroits : un panneau entre deux fenêtres, un pan de mur coincé près d'une porte, une cage d'escalier. Les tiges y prolongent la hauteur de la pièce au lieu de la couper, et les herbes penchées apportent la seule diagonale de l'image. Là où un bouquet dense fait masse et alourdit, ces compositions restent aérées et laissent respirer un mur déjà bien occupé.
Une marguerite turquoise n'existe pas, une marguerite noire non plus. Les tableaux Marguerite en présentent pourtant, aux côtés de roses soutenus et de cœurs safran poussés au maximum. Cette liberté a une raison ancienne : la marguerite blanche est, depuis toujours, la fleur qu'on colore. Les fleuristes la font boire une eau teintée que la tige remonte jusqu'aux pétales, et l'expérience se refait dans toutes les écoles avec un verre d'encre. Comme sa blancheur ne repose sur aucun pigment, elle accepte n'importe quelle teinte sans résistance.
Ces toiles ne font que pousser le procédé bien plus loin que le vase. Elles gardent la forme exacte, le disque, la couronne, la tige, et ne changent que la couleur : déplacement discret, mais qui suffit à faire sortir la fleur du registre champêtre. Le résultat parle à qui aime la couleur franche sans vouloir d'un sujet abstrait. On reconnaît la fleur au premier regard, et l'on comprend au second qu'elle a été inventée. C'est cet écart, plus que la fleur elle-même, qui retient l'œil.
Regardez la construction des tableaux Marguerite : un rond, une couronne de lames blanches, une ligne verticale. Rien d'autre. C'est le premier dessin de fleur que trace une main d'enfant, et sans doute la forme végétale la plus lisible du répertoire entier. Cette économie a fait carrière bien au-delà des prés : rosaces de pierre, faïences, marqueteries, étoffes imprimées des années soixante-dix, jusqu'à la roue en étoile des anciennes machines à écrire, que l'on baptisa marguerite. Une forme qui survit à toutes ces réductions finit par devenir un signe, et c'est ce signe que ces toiles reprennent, rechargé de couleurs qu'aucune faïence n'aurait osées.
C'est précisément ce qui autorise les libertés de la collection. Une fleur au dessin compliqué, pivoine ou orchidée, cesse d'être elle-même dès qu'on modifie sa couleur ; la marguerite, elle, reste reconnaissable en turquoise, en noir, sur magenta comme sur fond multicolore, parce que sa silhouette porte à elle seule toute l'information. Pour un mur, cela donne des images franches, lisibles de loin, comprises en une seconde depuis le seuil d'une pièce et détaillées seulement quand on vient s'en approcher.
Il faut regarder derrière les fleurs, car dans les tableaux Marguerite le fond occupe souvent plus de surface qu'elles : magenta intense, anthracite sourd, nappes abstraites où plusieurs couleurs se croisent. Ces aplats saturés ne servent pas de décor, ce sont eux qui décident du climat de l'image. Sortie du pré et posée sur une couleur pure, la fleur des bords de chemin perd son air de cueillette et devient un motif graphique assumé, plus proche de l'affiche colorée que du bouquet de campagne.
En pratique, c'est donc le fond qu'il faut regarder pour choisir la pièce. Un magenta profond réveille un mur blanc, s'accorde à un bois blond ou à un carrelage ancien et supporte très bien une entrée ou une cuisine, endroits où l'on passe vite et où une couleur franche agit mieux qu'un dégradé subtil. Les fonds sombres, eux, appellent les pièces où l'on demeure : chambre, bureau, coin de lecture. La fleur ne change pas ; c'est le fond qui l'envoie d'une pièce à l'autre.
Non. La nature s'en tient au blanc à cœur jaune, avec le rose des petites pâquerettes cultivées pour seule fantaisie. Le turquoise, le noir cerné, le magenta relèvent du choix du peintre. La fleur le supporte parce que sa forme, un disque et une couronne, la rend identifiable quelle que soit sa couleur : on voit d'abord une marguerite, on remarque ensuite qu'elle a été repeinte, et cet écart fait tout l'intérêt de la collection.
La grande marguerite, sans hésitation. La pâquerette reste minuscule, tapie au ras des pelouses, son disque à peine plus large qu'un ongle. Ici, les hampes sont longues et nues, les corolles larges, le cœur safran bien détaché : ce sont les proportions de la marguerite des prés et des talus. Seule la fantaisie des couleurs, ces pétales ourlés de rose, emprunte quelque chose aux pâquerettes de jardin, connues pour leurs teintes soutenues.
C'est précisément ce que ces toiles défont : la prairie a disparu. Rien ici de la corbeille fleurie ni du pastel délicat : la fleur est isolée, agrandie, ramenée à un disque safran et à une couronne de blanc, puis jetée sur un fond anthracite ou magenta qui ne cherche pas la nuance. Les boutons verts encore fermés cassent la symétrie, les tiges tracent des verticales sèches. On tient là une image végétale nette, presque graphique, qui n'a rien de mièvre.