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Custodia expose à Paris les dessins que possédaient les artistes
La Fondation Custodia, rue de Lille à Paris, présente jusqu'au 17 janvier 2027 l'exposition « Mes chers amis », consacrée aux dessins que possédaient les artistes français du XIXe siècle. Des prêts du Louvre, du Metropolitan Museum of Art de New York et de collectionneurs privés composent le parcours.
Par la rédaction Walensky · 3 min de lecture

- 17 janv.la date de fin de l'exposition
- 22dessins d'Ingres dans la collection de Bonnat
- 1235estampes dans la collection de Giacomelli
La Fondation Custodia, rue de Lille à Paris, présente l'exposition Mes chers amis, qui montre les dessins que les artistes français du XIXe siècle avaient chez eux. Elle est ouverte jusqu'au 17 janvier 2027. Les prêts viennent de grands musées internationaux, dont le Louvre et le Metropolitan Museum of Art de New York, ainsi que de collectionneurs privés.
Laurence Lhinares dirige l'équipe de spécialistes de l'exposition. Laurence Lhinares a aussi permis la publication d'un catalogue important, chez Paul Holberton Publishing. Selon elle, les dessins, objets intimes et personnels, tenaient une place privilégiée dans ces échanges entre artistes.
« Au XIXe siècle, par amitié, admiration ou fidélité, les artistes s'entourent des œuvres de leurs confrères ».
Laurence Lhinares, qui dirige l'équipe de spécialistes de l'exposition
Chez WalenskyLe TubInspiré par Edgar Degasà partir de 273,90 €
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Le parcours est thématique : il commence par les souvenirs d'amitié et mène jusqu'aux grandes collections de dessins du XIXe siècle. Il s'achève sur des artistes-collectionneurs, tels que Degas et le sculpteur David d'Angers.
Des amitiés qui s'échangent des feuilles
Une section est consacrée à la Villa Médicis, à Rome. Sculpteurs, peintres, graveurs, musiciens et architectes s'y côtoient pendant un long séjour et s'échangent des œuvres, souvent gardées toute la vie. Le double portrait croisé des frères Hippolyte et Paul Flandrin, daté de 1835, en est un exemple : les deux frères s'y représentent en redingotes et dédicacent la feuille à leur ami, le musicien Ambroise Thomas.
Berthe Morisot a réalisé à l'aquarelle le portrait de la fille du peintre Léon Riesener, qui témoigne de leur amitié : Berthe Morisot et elle ont copié ensemble la galerie des Rubens du Louvre en 1867. Gustave Doré a, lui, rehaussé d'aquarelle le portrait de la fille du graveur Hédouin, installée au bord d'un lac, sans doute le Léman, sur un banc. Ce dessin a été donné au musée de Pontoise à la mort du graveur.
Ingres, présent dans toutes les sections
Chez WalenskyPortrait de Monsieur BertinInspiré par Jean-Auguste-Dominique Ingreà partir de 273,90 €
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Ingres figure dans chaque section, car ses élèves, de Picot à Lehmann, ont tous possédé quelques feuilles du maître. Le peintre et collectionneur Léon Bonnat en détenait vingt-deux, dont le portrait du violoniste Niccolo Paganini, présenté ici. Les Études d'homme allongé pour Romulus vainqueur d'Acron, de 1812, préparent le tableau destiné au palais du Quirinal, à Rome : Ingres commençait par dessiner les corps nus, puis les peignait habillés. Jacques-Édouard Gatteaux a collecté cette feuille, sans doute pour la recherche graphique d'Ingres.
Chez WalenskyLe SemeurInspiré par Jean-François Milletà partir de 273,90 €
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D'autres collections se dessinent au fil des salles. Théodore Rousseau possédait un dessin de Millet représentant sa maison de Gruchy, et Henri Harpignies des feuilles de son maître Corot. Le graveur animalier Hector Giacomelli n'achetait que des contemporains, de Delacroix à Rosa Bonheur, avec une prédilection pour Auguste Raffet : il a réuni 483 dessins et 1235 estampes.
Le comte Turpin de Crissé a acheté au Salon de 1846 la Vue du temple d'Erechtée à Athènes, que l'architecte Théodore Ballu avait dessinée vers 1830, lors de son envoi à Athènes pour étudier l'architecture hellénistique. Il l'a ensuite léguée au musée des Beaux-Arts d'Angers.
Notre regard
Cette exposition rappelle qu'un dessin peut être un cadeau, une dédicace, un signe de confiance entre deux personnes avant d'être une œuvre à regarder. Nous y voyons une manière d'accrocher chez soi ce qui nous touche par le lien qu'il garde avec ceux qui l'ont fait ou offert.
Source : Connaissance des Arts.












