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« Portrait possible » : Marcel Duchamp au Grand Palais en 2027

Le Centre Pompidou organise au Grand Palais, à Paris, l'exposition « Portrait possible », rétrospective Marcel Duchamp du 23 mars au 1er août 2027. Elle est présentée comme le plus grand nombre d'œuvres de l'artiste réunies en France depuis 1977.

Par la rédaction Walensky · 3 min de lecture

Une salle d'exposition lumineuse et vide où sont présentés quelques tableaux modernes et une roue de bicyclette posée sur un socle
Image d'illustration
  • 500œuvres et documents environ, annoncés
  • 1977la dernière rétrospective comparable en France
  • 400œuvres et archives au Centre Pompidou

Le Centre Pompidou organisera au Grand Palais, à Paris, l'exposition Portrait possible, consacrée à Marcel Duchamp (1887-1968). Elle se tiendra du 23 mars au 1er août 2027 et réunira environ 500 œuvres et documents, de Duchamp et d'autres artistes.

Cette rétrospective est présentée comme le plus grand nombre d'œuvres de Duchamp réunies en France depuis la rétrospective de 1977, organisée par le Centre Pompidou lors de son inauguration. Selon Connaissance des Arts, c'était la seule rétrospective de l'artiste dans son pays natal avant 2027.

Depuis 1977, deux grandes expositions seulement lui ont été consacrées : à Beaubourg en 2015, sur son œuvre picturale, puis au musée des Beaux-Arts de Rouen en 2018, pour le cinquantième anniversaire de sa mort. Duchamp, né en Normandie, a obtenu la nationalité américaine en 1955. Selon Connaissance des Arts, ses provocations ont été mal reçues en France tant qu'il vivait.

Des prêts venus d'Amérique et d'Europe

Les œuvres viendront du Centre Pompidou, de musées américains et européens et de collections privées. Le fonds du Centre compte quelque 400 œuvres et archives de Duchamp, dont une sélection sera montrée. La commissaire est Jeanne Brun, directrice de la collection du Musée national d'art moderne – Centre Pompidou.

Mechanisch Kleurenpalet - Abstract Kubisme Editie Chez WalenskyMécanique des couleursTableau Walensky
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Le MoMA et le Philadelphia Museum of Art prêtent, comme en 1977, des peintures de la période cubiste, dont Nu descendant un escalier et La Mariée (1912). Ils prêtent aussi des ready-mades originaux, des objets du quotidien choisis et présentés comme œuvres, dont À bruit secret (1916) et Apolinère Enameled (1916-1917).

Schilderij Contrasten en Vierkanten - Abstract Kubisme Editie Chez WalenskyContrastes et CarrésTableau Walensky
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La Yale University Art Gallery prête Tu m' (1918), dernière peinture sur toile de Duchamp. La Tate Britain envoie une réplique du Grand Verre (1915-1923) réalisée par Richard Hamilton, et la collection Guggenheim à Venise, La Boîte-en-Valise (1935-1941). Les études pour Étant donnés, sa dernière œuvre, travaillée vingt ans, sont conservées au Moderna Museet.

L'identité comme fil conducteur

L'exposition suit un axe : l'identité. Duchamp y apparaît sous des identités plurielles, « artiste-dandy, bandit, star ou anonyme », avec ses pseudonymes et ses avatars. R. Mutt est le nom qui signe l'urinoir Fountain (1917), et Rrose Sélavy, son alter ego féminin, fut photographiée par Man Ray.

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Des artistes de son temps, avec qui il a dialogué ou collaboré, sont mis en regard de son travail, d'abord son ami Picabia. S'y ajoutent aussi, comme Lucas Cranach l'Ancien, de grandes figures de l'histoire de l'art qui l'ont inspiré. Des figures moins connues sont évoquées, comme Else von Freytag-Loringhoven, surnommée la baronne dada, et Mary Reynolds, relieuse américaine et compagne de Duchamp. Selon Jeanne Brun, de nouvelles recherches depuis 1977 ont étudié son approche de l'identité et sa façon d'explorer les marges du champ artistique pour le subvertir.

Notre regard

Voir réunis autant de tableaux, d'objets et de documents permet de suivre une pensée plutôt qu'une série d'images isolées. Nous y verrons une raison de regarder, chez soi aussi, ce qu'une œuvre laisse deviner de celui qui l'a faite.

Source : Connaissance des Arts.