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Les noces du Maghreb à l'Institut du monde arabe
L'Institut du monde arabe, à Paris, présente l'exposition « Vive la mariée ! » sur les traditions nuptiales d'Algérie, du Maroc et de Tunisie. Robes, bijoux, photos et œuvres d'artistes contemporains s'y répondent.
Par la rédaction Walensky · 3 min de lecture

- 3pays à l'honneur : Algérie, Maroc, Tunisie
- 5tentures brodées présentées par Sophia Kacimi
- 1991année de naissance de deux artistes exposées
L'Institut du monde arabe, à Paris, présente l'exposition Vive la mariée !, consacrée aux traditions nuptiales maghrébines. Elle réunit des robes, des bijoux, des photographies et des œuvres venus d'Algérie, du Maroc et de Tunisie, entre patrimoine et art contemporain.
Le parcours se divise en quatre sections : Une affaire de femmes, La plus belle pour aller se marier, Une réjouissance collective et De l'intime aux lois. Il suit le mariage depuis les préparatifs jusqu'à la fête, puis jusqu'au cadre juridique de la famille.
Chez WalenskyMain de fatma dorée et bleueTableau Walenskyà partir de 273,90 €
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La veille des noces, au Maghreb, la future épouse va au hammam, entourée de ses amies et des femmes de sa famille, au son de chants et de louanges au prophète. Des rites de purification, à l'argile, au savon noir et aux parfums, visent à chasser le mauvais œil. Sont présentés des puisoirs à eau et des socques de hammam en argent repoussé, prêtés par le musée Dar Cheraït de Tozeur, en Tunisie.
Le henné et les parures, au cœur de l'exposition
Lors de la nuit du henné, des motifs sont dessinés sur les mains et les pieds. La couleur va du jaune clair au rouge sombre, selon le mélange de pigments et le temps de pose. Selon Beaux Arts, des cercles rouges piquetés de blanc sur les joues signifient la fécondité, et des traits autour du front la protection.
L'artiste marocaine Khadija El Abyad, née en 1991, montre des photographies et une installation en henné sculpté : des motifs courants des hennés de mariage y sont modelés en trois dimensions.
Chez WalenskyChrysanthème doréTableau Walenskyà partir de 228,90 €
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Les tenues sont exposées sur des podiums et en vitrine : une tenue Kel Ajjer de Djanet, en Algérie, avec drapé aubergine, voile indigo et pectoral d'argent martelé, un caftan de velours de Sousse, en Tunisie, orné d'or, et une parure de Tétouan, au Maroc, ornée de perles. Chaque région a ses vêtements propres. Les bijoux, reçus en dot, indiquent le rang ou l'appartenance.
Des artistes contemporains face à l'image de la mariée
Sophia Kacimi, dite Zoubida, née en 1991, présente des sugar cubes, des assises en velours et brocart, et cinq tentures brodées chargées de symboles. Elle les a conçues avec des élèves de Fès, issus d'une école de métiers d'art.
Chez WalenskyBroderie florale rose poudréTableau Walenskyà partir de 273,90 €
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Shourouk Rhaiem, Franco-Tunisienne née en 1980, recouvre des photos de famille d'étoffes anciennes, de broderies de Nabeul, de sequins et de cristaux Swarovski. Son œuvre orne l'affiche. Carolle Bénitah (1965-2024) a recouvert de broderie rouge le visage de tous les personnages, sauf les mariés. Les photographies de Lazhar Mansouri (1932-1985), qui installait les couples devant un rideau feuillagé à Aïn Beïda dans les années 1960, figurent aussi au parcours.
La fête de mariage a sa musique : zorna, sorte de hautbois, bendir et derbouka, des percussions, puis chanteurs et DJ. On y roule le couscous à plusieurs, et les invités reçoivent des dattes, du lait ou des œufs, censés attirer la baraka.
Selon Beaux Arts, l'exposition montre que, au Maghreb, la vie de famille et l'intimité relèvent encore du débat politique. Les codes de la famille y maintiennent la polygamie et la répudiation, ce que contestent des féministes qui réclament l'égalité.
Notre regard
Ici, le tissu, la broderie et le motif dessiné portent autant de sens qu'une peinture. Devant un tableau comme devant une robe, on gagne à regarder la matière travaillée et les signes qu'elle porte.
Source : Beaux Arts.










