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Le musée de Montmartre expose le cirque Fernando et l'art moderne
Le musée de Montmartre, à Paris, présente l'exposition « Le cirque. Fabrique de l'art moderne », consacrée à l'influence du cirque Fernando, devenu Medrano, sur les artistes modernes. Le parcours réunit des œuvres de Degas, Seurat, Toulouse-Lautrec, Picasso, Léger, Chagall, Matisse, Calder et Faverot.
Par la rédaction Walensky · 4 min de lecture

- 1873l'installation du chapiteau du cirque Fernando
- 1972la fin du cirque, ensuite détruit
- 1897le cirque Fernando devient Medrano
Le musée de Montmartre, au 12 rue Cortot à Paris, présente l'exposition Le cirque. Fabrique de l'art moderne. Cette exposition est consacrée à l'influence du cirque Fernando, puis Medrano, sur les artistes modernes. Les commissaires sont Pascal Jacob, historien du cirque, Marika Maymard, Gérard Borg et Jeanne-Yvonne Borg.
tableau:tableau-montmartre-n-2-tableau-paris-autour-du-monde|Montmartre|Tableau WalenskyLe cirque Fernando naît en 1873, quand un chapiteau s'installe au pied de la butte Montmartre, cent ans après les débuts du cirque en Angleterre. Son fondateur, l'écuyer belge Ferdinand Beert (1835–1902), fait concevoir un bâtiment en dur dès 1875, au 63 boulevard de Rochechouart, car l'affluence est forte.
tableau:tableau-clown-melancolique-miroir-de-lame-edition-cirque|Clown Mélancolique|Tableau Walensky|gauche entierChaque cirque avait son public : les mondains allaient au Cirque d'été, les familles bourgeoises au Cirque d'hiver, la bohème montmartroise et les artistes au cirque Fernando.
Des tableaux de Degas à Picasso
tableau:tableau-inspire-par-la-petite-danseuse-de-quatorze-ans-de-edgar-degas-n-2-hommage-artiste-celebre|La Petite Danseuse de quatorze ans|Inspiré par Edgar Degas|portraitEdgar Degas peint en 1879 Miss Lala au cirque Fernando : une acrobate suspendue par les dents à une corde, près du plafond. Pour les commissaires, c'est une expérience visuelle pure et inédite, et le cirque devient un « laboratoire de points de vue ».
Georges Seurat fréquentait lui aussi le cirque. Son dernier tableau avant sa mort, Le Cirque (1891), montre une écuyère debout sur un cheval en course et un clown à chevelure rouge, de dos. Le musée en présente deux dessins préparatoires. Toulouse-Lautrec, vers 1895, a portraituré la clownesse Cha-U-Kao, notamment assise en coulisses, vêtue d'un costume à froufrous jaunes.
Pablo Picasso occupe une place à part : selon les commissaires, le cirque a habité son œuvre du début à la fin de sa vie. L'exposition s'arrête sur ses premières années à Montmartre, avec Repas frugal (1904), Acrobates (1905) et Fou (1905), en bronze. Selon Beaux Arts, Picasso se souvient probablement de sa relation avec une jeune écuyère barcelonaise, Rosita del Oro, quand il peuple de saltimbanques sa période rose.
Une salle Faverot et la loge des Fratellini
Le parcours se conclut avec Le Jongleur et les trapézistes (1954) de Fernand Léger, l'Esquisse pour le Grand Cirque (vers 1956) de Marc Chagall, quelques planches du Jazz de Matisse et des animaux sculptés par Alexander Calder. Certains chefs-d'œuvre sont évoqués par des reproductions ou des études.
Des peintres moins connus sont aussi présentés. Joseph Faverot (1862–1918) a une salle entière, avec tous les protagonistes du cirque, dont les clowns Boum-Boum, Dario et Ceratto. Beaux Arts note que son pinceau précis laisse deviner son affection pour le sujet.
À l'étage, des costumes authentiques, avec broderies, paillettes et manches gigot, introduisent la reconstitution de la loge des Fratellini, décrite comme un cabinet de curiosités. Selon les commissaires, costumes, accessoires et souvenirs s'y répondent du sol au plafond, et chaque objet peut donner naissance à une autre création.
Il ne reste rien du bâtiment : le cirque, devenu Medrano en 1897, a fermé en 1972 et a été remplacé par un immeuble d'habitation. Pascal Jacob le regrette amèrement. Selon lui, la protection au titre des monuments historiques était possible à quelques mois près ; la démolition a provoqué un scandale.
Notre regard
Cette exposition montre qu'un lieu populaire, fréquenté pour le plaisir, a pu nourrir des artistes très différents. Un sujet familier, comme un clown ou un acrobate, peut se renouveler à chaque regard : de quoi regarder autrement les images que l'on garde chez soi.
Source : Beaux Arts.
mur:Le cirque, chez Walensky|tableau-cirque|Voir les tableaux de cirque|Tableaux Walensky|tableau-clown-melancolique-miroir-de-lame-edition-cirque~Clown Mélancolique~4~entier;tableau-monsieur-loyal-maitre-de-piste-sous-les-projecteurs-edition-cirque~Monsieur Loyal~4~entier;tableau-chapiteau-en-mouvement-tourbillon-de-toile-edition-cirque~Chapiteau en Mouvement~4;tableau-funambule-sous-chapiteau-equilibre-magique-edition-cirque~Funambule Sous Chapiteau~3;tableau-artiste-jongleur-virtuose-aux-flammes-oranges-edition-cirque~Artiste Jongleur~5;tableau-arlequin-losanges-masques-et-geometrie-edition-cirque~Arlequin Losanges~4
