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« Hold » : Tarek Atoui signe la 11e Hyundai Commission à Londres
Le Tate Modern, à Londres, ouvre le 13 octobre 2026 « Hold », installation sonore de l'artiste et compositeur libanais Tarek Atoui dans la Turbine Hall. Cette 11e Hyundai Commission reste visible gratuitement jusqu'au 11 avril 2027.
Par la rédaction Walensky · 3 min de lecture

- 11eHyundai Commission pour la Turbine Hall
- 40musiciens et plus attendus pendant l'exposition
- 2036année d'échéance du partenariat entre Tate et Hyundai
Le Tate Modern présente à Londres Hold, installation sonore de Tarek Atoui, artiste et compositeur libanais né à Beyrouth en 1980 et installé à Paris. L'œuvre occupe la Turbine Hall du 13 octobre 2026 au 11 avril 2027, avec une entrée gratuite. Il s'agit de la 11e Hyundai Commission, commande annuelle conçue pour ce vaste espace.
Commissaires de l'exposition, Nabila Abdel Nabi et Dina Akhmadeeva ont accompagné le projet. Selon The Art Newspaper, Hold est l'œuvre la plus centrée sur le son dans la Turbine Hall depuis Raw Materials de Bruce Nauman, en 2004.
Atoui voit la salle comme un silo ou un espace industriel plutôt que comme une cathédrale. Il la décrit ainsi :
« Je vois la Turbine Hall comme un vaisseau sonore, comme un espace censé nous emmener ailleurs. »
Tarek Atoui, artiste et compositeur (propos traduits de l'anglais)
Des instruments conçus pour la Turbine Hall
Chez WalenskyVioloniste bleu et doréTableau Walenskyà partir de 242,90 €
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Quatre familles d'instruments ont été pensées pour les proportions et l'acoustique du lieu. On y trouve des sheng asiatiques, des orgues à bouche activés par des systèmes d'air pilotés par ordinateur, de grands tambours coréens et des versions surdimensionnées de cornes karnai d'Asie centrale, imprimées en 3D. Des textiles y servent aussi de générateurs de son.
Trois cornes karnai accueillent les visiteurs, selon l'artiste, avec une composition entrelacée qui résonne dans toute la salle. Les cornes sont imprimées avec le bureau d'architecture londonien d'Arthur Mamou-Mani, dans un mélange de sucre et de poussière de bambou recyclée. Le sucre fait écho à Henry Tate, magnat du sucre et fondateur du Tate.
Les textiles sont réalisés avec Satoshi Kondo, directeur artistique d'Issey Miyake. Mêlant papier washi et coton, peints au charbon, ils tombent du plafond jusqu'au sol et bougent avec les courants d'air. Ils servent de câbles à très basse tension pour produire des basses par synthétiseurs.
Ce que l'on voit et ce que l'on entend
Chez WalenskyBarque SolitaireTableau Walenskyà partir de 273,90 €
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Selon The Guardian, le sol est occupé par de larges bassins d'eau et de grandes roches plates où l'on peut s'asseoir ou grimper. Au plafond sont suspendus de longues trompettes en laiton et des tambours géants lumineux. Un cône translucide, comparé à un minaret, sort du sol. Le critique y voit une machine musicale interconnectée, à la fois drôle, triste et mystique.
Chez WalenskyBatterieTableau Walenskyà partir de 273,90 €
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L'œuvre évolue sans bande-son définitive : plus de 40 musiciens sont attendus pendant les six mois, avec de l'improvisation. Des modules appelés Sunflowers, percussions couplées à des microphones, captent l'espace et parfois la voix des visiteurs, puis les renvoient en boucles. Des ateliers et des événements publics sont aussi prévus.
Notre regard
Cette installation rappelle qu'on peut aussi regarder une œuvre avec le corps, par ce que l'on entend et ressent dans un lieu. Chez soi, cela donne envie de prêter attention à ce qu'un tableau évoque au-delà de l'image : un rythme, une matière, une résonance.
Sources : The Guardian, Designboom, The Art Newspaper.






