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Bicentenaire de la photographie : 900 images Pinault à Paris
À partir du 7 octobre 2026, la Bourse de commerce – Pinault Collection, à Paris, présente quatre expositions de photographie pour le bicentenaire du médium. Parmi elles, Remember Me montre 900 images, soit 10 % de la collection de la fondation Pinault.
Par la rédaction Walensky · 4 min de lecture

- 900images présentées, soit 10 % de la collection
- 450images environ dans la rétrospective Irving Penn
- 8sections composent la présentation de la collection
La Bourse de commerce, à Paris, accueille à partir du 7 octobre 2026 quatre expositions de photographie, à l'occasion des 200 ans du médium. La fondation Pinault y montre 900 images, soit 10 % de sa collection, dans une exposition intitulée Remember Me.
Le titre Remember Me est tiré d'une œuvre de Barbara Kruger. Le commissaire Matthieu Humery admet deux traductions : souviens-toi de moi, ou te souviens-tu de moi ? Avant l'entrée, une phrase de Dorothea Lange est placée au-dessus de portraits de Richard Avedon et d'Andy Warhol : l'appareil photo serait un outil grâce auquel on apprend à voir sans appareil photo.
Barbara Kruger occupe la rotonde
Dans la rotonde, l'artiste conceptuelle américaine présente en ultra grand format des textes de Roland Barthes, George Orwell et Aimé Césaire. Deux écrans géants projettent des portraits en vidéo sur le désir, la violence et la peur. Cette installation, The History of Tears, associe écriture et écrans. Pour Matthieu Humery, cette œuvre questionne la puissance des mots comme celle des images.
Depuis quarante-cinq ans, Barbara Kruger s'empare des slogans et des injonctions de la société de consommation, en les associant à des images publicitaires ou d'information.
Irving Penn et Raymond Depardon dans les galeries
Chez WalenskyPortrait ArtistiqueTableau Walenskyà partir de 273,90 €
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La galerie 2 est consacrée à une rétrospective d'Irving Penn, Le Monde selon Penn, avec près de 450 images sur soixante-dix ans de travail, accrochées sur des murs circulaires. Marcel Duchamp y est photographié comme une nature morte, et des célébrités comme Cocteau et Bacon voisinent avec des tournesols fanés. Né en 1917, ce photographe américain a travaillé pour Vogue et pour des maisons comme Dior, Balenciaga, Saint Laurent et Issey Miyake. Envoyé au Pérou par le magazine, il a photographié sur fond neutre les vêtements traditionnels des Quechuas.
Chez WalenskyPalmier noir et blancTableau Walenskyà partir de 273,90 €
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La galerie 3 montre la France de Raymond Depardon : villages, villes moyennes, ronds-points, vieux cinémas. Dans les années 1980, il parcourt le pays seul en camping-car, avec une chambre photographique sur pied et un GPS. Les images montrent peu d'habitants et des couleurs sereines : entrées de ville, bistrots et épiceries rappellent les années 1960.
« Le regard est à la fois critique et bienveillant, plein d'humour. On comprend instantanément cette France qui tend à disparaître. »
Matthieu Humery, commissaire de l'exposition, à propos de Raymond Depardon
Huit sections au dernier étage
La galerie 4 présente la collection en huit sections. Emma Lavigne, directrice générale de Pinault Collection, y voit deux axes : l'histoire de la photographie depuis ses débuts, et la sérialité, avec des ensembles importants plutôt que tous les plus grands photographes. On y voit Les Vues maritimes de Gustave Le Gray (1856), des portraits d'August Sander, Blanche et noire de Man Ray (1926) et une image d'Henri Cartier-Bresson prise derrière la gare Saint-Lazare.
Chez WalenskyHarmonie HumaineTableau Walenskyà partir de 273,90 €
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Chez Gustave Le Gray, deux négatifs sont utilisés, avec un ciel et une mer issus de prises de vue différentes. Matthieu Humery y voit un Photoshop de 1856. La galerie montre aussi trois portraits de Francis Bacon par Richard Avedon, les grands nus de Helmut Newton et une section consacrée aux mains, celles du travail, de la beauté et du désir.
Notre regard
Une collection de photographies se lit comme une mémoire, celle d'un regard qui a choisi, image après image. Nous y trouvons une invitation à regarder nos propres images accrochées comme des fragments de notre histoire.
Source : Franceinfo.






